PROJET ASSOCIATIF

DE

 L‘A.D.P.E.D.

 

 

 

SOMMAIRE

I        - Historique de l’Association                     

II       - Valeurs et missions de l’Association                    

III     - Fonctionnement de l’Association                          

IV      - Perspectives                                                   

                                              

                                                  

I - Historique de l’Association.

 Avant les années 1960, il n’existait pas ou presque pas de structures, ni d’organisme, ni de législation appropriée pour la prise en charge des personnes que l’on a appelées ensuite handicapées mentales, à l’exception de quelques initiatives isolées et sans moyens assurés.

Les enfants intellectuellement déficients étaient donc entièrement à la charge de leurs parents et se voyaient généralement refuser l’accès à toute possibilité d’éducation dans les établissements publics. Seuls les cas les plus légers pouvaient être admis dans des classes dites de perfectionnement, quand elles existaient, jusqu’à l’âge de 14 ans. Toutefois, elles ne concernaient qu’une petite minorité de ces enfants et uniquement dans le domaine de l’instruction.

 

En outre, les préjugés sur ces déficiences et le « regard » des autres contribuaient à isoler ces parents et à les enfermer dans un repli sur eux-mêmes, isolement renforcé souvent par un sentiment de culpabilité, introduit ou cultivé parfois par les courants psychiatriques d’époque.

 

C’est alors qu’une poignée de parents, exactement 7 familles en 1961, décidaient de prendre leurs problèmes en main et de créer les structures nécessaires pour la prise en charge de leurs enfants. Le 3 novembre 1961, ils constituaient l’A.D.P.E.D., Association régie par la loi de 1901, qui reste encore le meilleur statut juridique à ce jour pour cette action collective.

 

Le premier établissement a été créé en 1962 sous forme d’une classe de 7 enfants donc, financée par les familles elles-mêmes, et instituée rapidement en E.M.P. de 47 places dans une école maternelle désaffectée de la commune de l'Haÿ-Les-Roses. C’était à l’époque où les parents aménageaient eux-mêmes les locaux.

Cette création s’est faite dans le cadre d’un mouvement général  qui liait le développement associatif dont les associations parentales et leur pression sur les Pouvoirs Publics, pour obtenir des sources de financement.

 

Les enfants grandissant ont conduit à la création d’un 2ème établissement : un I.M.Pro., ce fut fait en 1969 également à l'Haÿ-Les-Roses, dans une propriété acquise par l’association avec un prêt garanti sur les biens personnels des 5 membres du Bureau. En 1980, un internat pour adolescents : un mini-foyer de 7 places, a été créé en complément

Puis, en 1982, il a été adjoint à l’E.M.P. qui est devenu un I.M.E., une section pour 12 enfants polyhandicapés dans un bâtiment construit par l’Association et un service de placement familial spécialisé de 15 places.

Le réseau s’est étendu avec l’ouverture, à Fresnes, d’un C.A.T. pour les adultes travailleurs handicapés, de 33 places en 1993 et jusqu’à 75 places aujourd’hui.

Un Foyer à double tarification de 30 places destiné à des adultes polyhandicapés, devenu Foyer d’accueil médicalisé, a été ouvert à Chevilly-Larue en 1994.

 Un partenariat constant a été initié et entretenu avec les Municipalités de la région, d’abord à l'Haÿ-Les-Roses, ensuite à Chevilly-Larue et à Fresnes. L’engagement de ces 3 communes à nos côtés a permis l’implantation successive de nos établissements.

 Actuellement, l’Association propose 238 places d’accueil pour  personnes handicapées dans ses 4 établissements et emploie 153  salariés.

 

 

II - Valeurs et missions de l’Association.

L’A.D.P.E.D. affirme que les personnes porteuses d’un handicap mental, associé ou non à d’autres formes de handicap :

·        ont la même valeur que tout être humain,

·        avec droit :  

– au respect fondamental de la personne,

- à la dignité, au bonheur et au bien-être,

- à l’intégration dans la vie sociale et citoyenne.

 

Les membres de L’A.D.P.E.D. inscrivent leur engagement dans des valeurs de tolérance, de partage et de solidarité entre les familles. Leurs actions sont motivées par le refus de l’indifférence ou du rejet.

 Ainsi l’Association s’engage à :

 intervenir pour faire reconnaître l’existence du handicap, à la hauteur de ses moyens avec ses adhérents, les parents et amis ainsi que les personnes accueillies, et en inscrivant son action militante dans le mouvement départemental de l’U.D.A.P.E.I., régional de l’U.R.A.P.E.I. et national de l’U.N.A.P.E.I.,

 

  • assurer la protection des personnes handicapées mentales, la défense de leurs intérêts moraux et matériels et œuvrer pour leur épanouissement affectif, physique et intellectuel,

 

  • entretenir la solidarité entre les familles dans le cadre d’une participation active à la vie associative,

 

  • apporter aide morale, soutien et conseils, favoriser les échanges pour pallier l’isolement,

 

  • mettre en œuvre tous les moyens pour assurer :

-  le meilleur développement possible des personnes accueillies

pendant toute leur vie,

- la mise en valeur de leurs capacités en vue de leur insertion sociale et professionnelle,

 

  • proposer, aux personnes accueillies et à leur famille, un accompagnement et une aide individualisés répondant à leurs souhaits et à leurs besoins en recherchant des solutions adaptées, voire innovantes ; cela implique la diversité des réponses et la création, l’adaptation, la gestion et l’animation de tous établissements, structures et services nécessaires à cet effet ; dans ce cadre, l’Association rappelle son ancrage dans l’histoire du médico-social,

 

  • faciliter l’intégration des personnes handicapées dans la vie locale grâce à un partenariat avec les Municipalités,  organismes et associations concernés.

 

La poursuite de ces objectifs implique évidemment des liaisons, contacts et recherches de collaboration avec toutes associations et instances publiques ou privées susceptibles d’apporter aides, compétences et moyens.

 

 

III - Fonctionnement de l’Association.

Les objectifs sont promus par les deux catégories d’acteurs de son activité : les bénévoles (ce sont généralement les parents) et les professionnels salariés.

Un modus vivendi s’était instauré de façon empirique au cours des années selon les personnalités en présence et il convient, aujourd’hui, d’instituer de façon formelle les relations entre le Conseil d’Administration et les Directions des établissements.

 

Il y a donc une organisation élue et un encadrement professionnel, le second étant l’instance opérationnelle du premier qui l’a constitué. Le Conseil d’Administration fonctionne conformément à la Loi de 1901 et aux statuts de l’association. Le Président assure la représentativité de l’Association et remplit une fonction d’animateur et d’arbitre au sein d’une équipe solidaire. Il est responsable de toute son activité.

 

Les établissements fonctionnent selon la règle de la hiérarchie et reposent sur la synthèse du travail en équipe.

Les Directeurs rendent compte des actions de leur établissement au Conseil d’Administration et proposent toute amélioration nécessaire au bon fonctionnement de l’établissement.

 

Ces deux entités sont complémentaires et constituent un ensemble. Elles doivent travailler en étroite collaboration pour la réalisation des objectifs de l’Association, la seconde agissant sur délégation du Conseil d’Administration.

 

Pour assurer la bonne exécution de ces objectifs, ce dernier désigne deux Administrateurs délégués qui le représentent auprès de la Direction de chaque établissement. Ces Administrateurs, dans l’exercice de leurs fonctions et pouvoirs, doivent être vigilants sur la qualité de la prise en charge, le respect des obligations légales et réglementaires, sans empiéter sur les responsabilités propres des Directeurs. Ils doivent à cet effet signaler toute anomalie de fonctionnement ou dégradation dans la gestion de l’établissement. On doit retrouver à ce niveau les principes qui régissent les relations de collaboration entre l’organisation élue et l’encadrement professionnel.

 

 IV  Perspectives.

 L’Association s’est donné pour but de répondre à tous les besoins spécifiques des personnes handicapées dans son secteur d’activité.

Elle estime qu’il convient de privilégier l’autonomie tout en conservant le lien familial de telle façon que ces personnes ne soient pas obligées de rechercher une admission dans un établissement éloigné du domicile de la famille. Et même lorsque ces liens auront disparu, il importe que ces personnes puissent être, ou continuent d’être hébergées dans leur lieu de vie habituel.

 

Cela implique :

  • que toutes les personnes handicapées puissent être admises dans un établissement de proximité, de jour ou d’hébergement,
  • qu’elles puissent rester dans cette structure sans rupture due à l’âge où à la baisse de leurs capacités,
  • qu’elles puissent trouver place dans une structure adaptée à leur cas et que des passerelles permettent facilement le passage entre différents établissements,
  • que ces établissements aient une souplesse de gestion et une disposition de locaux permettant ces adaptations d’activités.

 

Comme la plupart des Associations, l’A.D.P.E .D. a créé chronologiquement un I.M.E., puis un I.M.PRO et ensuite un C.A.T. pour la prise en charge des enfants, des adolescents et des adultes.

 

Aujourd’hui, cette filière initiale n’est plus suffisante par suite de plusieurs facteurs :

-       l’augmentation de l’espérance de vie.   

-         le vieillissement précoce des ouvriers.

-       l’évolution du contexte économique des C.A.T.

 

En parallèle, l’Association a pris en compte le problème des personnes polyhandicapées en créant une section d’enfants à l’I.M.E. et le Foyer d’accueil de Chevilly-Larue.

 

Il faut donc créer de nouvelles structures adaptées pour mieux répondre à cette évolution et proposer de meilleures conditions de prise en charge des handicapés pendant toute leur vie .Le projet de Foyer d’hébergement pour adultes qui sera implanté à Fresnes va totalement dans ce sens.

 

L’Association qui travaille en collaboration étroite avec les Pouvoirs Publics concernés, pense que ses objectifs sont conformes à l’évolution des besoins et des conceptions.

 

Pour les réaliser et afin de ne pas réduire la motivation de ses adhérents, elle a décidé de conserver sa complète autonomie de gestion, de décision, et financière, tout en gardant son affiliation au mouvement U.N.A.P.E.I.